Hier soir, j’ai vécu avec mon petit-fils Maylan un moment très simple, presque anodin, un moment qui, vu de l’extérieur, n’a rien d’exceptionnel, mais qui fait partie de ces instants qui vous touchent et qui restent en mémoire.
Maylan a un peu plus de deux ans et demi et il habite à deux cents kilomètres de chez moi. Comme beaucoup de grands-parents aujourd’hui, je le vois souvent en visio. Ce n’est pas pareil que de l’avoir près de soi, mais cela permet de partager des moments précieux et de garder le lien malgré la distance.
Hier, sa maman m’avait appelé pour me montrer comment il savait taper dans un ballon de football. Il jouait dans le salon, envoyait le ballon, courait après, recommençait sans se lasser, heureux simplement parce qu’on le regardait. Derrière mon écran, je souriais en le voyant grandir.
À un moment, sa maman a dû s’absenter quelques instants. Elle a posé le téléphone contre le mur en me disant de le surveiller.
Maylan s’est approché et s’est assis juste à côté du téléphone… donc juste à côté de moi. Il s’est mis à me parler comme si nous étions vraiment ensemble, sans se poser de question.
Puis il a posé son ballon près du téléphone et m’a dit, comme une évidence : « Papi, je mets le ballon à côté de toi. »
Pour lui, tout était simple, parce que si je le voyais, c’est que j’étais là.
Pendant quelques instants, j’ai eu l’impression que nous étions vraiment ensemble, comme si nous étions dans la même pièce.
Et hier soir, grâce à un téléphone posé contre un mur, la distance n’existait plus.

Laisser un commentaire