On parle souvent de l’écriture, de ce moment où une idée prend forme et devient peu à peu un texte que l’on construit avec le temps et dans lequel on met beaucoup de soi.
On évoque aussi l’édition, les envois, les espoirs que l’on place dans chaque maison choisie, mais beaucoup moins ce qui vient après, lorsque tout est envoyé et que l’on ne maîtrise plus rien. Ce dont on parle peu, c’est l’attente après l’envoi d’un manuscrit.
Cela commence dès qu’il est parti, et en quelques instants, tout s’éloigne, le texte, les heures passées à écrire, les doutes, les corrections.
Et puis, il ne se passe plus rien, seulement ce temps qui s’installe et qui laisse beaucoup de place aux questions.
Les premiers jours, on regarde ses mails comme si une réponse pouvait déjà arriver, même si l’on sait que c’est encore trop tôt, mais l’impatience prend le dessus.
Certaines maisons d’édition annoncent des délais. D’autres pas. Et pour certaines, il n’y aura pas de réponse en cas de refus.
Alors, en attendant, on relit son texte avec un autre regard, on doute, et l’on finit par se demander si c’était assez bien, si le moment était le bon, ou si l’on a frappé à la bonne porte.
L’attente devient un espace où, en apparence, rien ne se passe, mais on y pense sans arrêt, souvent sans même s’en rendre compte.
L’important n’est pas d’aller vite, mais de trouver le bon endroit pour son texte, et l’attente en fait partie. Elle semble juste un peu plus longue quand il s’agit du sien.






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