Pendant les deux dernières années de la vie d’Evelyne, j’ai écrit presque tous les jours.
Elle regardait la télévision et, à côté d’elle, je prenais mon ordinateur. J’écrivais ce que nous venions de vivre, ce que je ressentais, ce qui m’inquiétait, ce qui me faisait sourire aussi. J’écrivais parce que j’avais besoin de mettre des mots sur ce que l’on traversait.
Quand on accompagne quelqu’un dans la maladie, les rendez-vous, les traitements, les médecins et les décisions à prendre font partie du quotidien. Mais il y a aussi tout le reste. Les journées qui changent, les habitudes qui se transforment, les silences, les inquiétudes que l’on garde pour soi, mais aussi les rires et ces petits bonheurs qui prennent une place particulière.
Il y avait l’inquiétude, l’épuisement, la colère, mais aussi des moments de légèreté et cette envie de continuer à vivre normalement alors que plus rien ne l’était vraiment.
Toutes les personnes qui ont été présentes ont aussi leur place dans cette histoire. Certaines sont restées longtemps, d’autres ont été présentes le temps d’un appel, d’une visite, d’un geste ou de quelques mots. Toutes, à leur manière, ont compté dans ce que nous avons vécu.
C’est ainsi que Présences est né.
J’ai écrit ces pages avec l’espoir que certains, en les lisant, retrouveront une situation, une émotion ou un moment où la présence des autres a compté.
Il y a des histoires que l’on croit personnelles et qui, parfois, parlent aussi à ceux qui les lisent.







Laisser un commentaire